Parmi les progrès notables soulignés dans le rapport, on peut citer :
• une baisse de 40 % des nouvelles infections par le VIH entre 2010 et 2024 ;
• une diminution de la consommation de tabac et d’alcool depuis 2010.
• Le nombre de personnes nécessitant des interventions pour les maladies tropicales négligées a diminué de 36 % entre 2010 et 2024.
L’accès aux services ayant un impact sur la santé s’est rapidement développé entre 2015 et 2024. Durant cette période, 961 millions de personnes ont eu accès à l’eau potable gérée en toute sécurité, 1,2 milliard à l’assainissement, 1,6 milliard à l’hygiène de base et 1,4 milliard à des solutions de cuisson propres.
De manière encourageante, la Région africaine de l’OMS a enregistré des réductions plus rapides que la moyenne mondiale du VIH
(-70 %) et de la tuberculose (-28 %), et la Région de l’Asie du Sud-Est est en bonne voie d’atteindre son objectif de réduction du paludisme pour 2025.
Cependant, des défis persistent. Par exemple, l’incidence du paludisme a augmenté de 8,5 % depuis 2015, éloignant davantage le monde des objectifs mondiaux, tandis que les progrès globaux restent très inégaux d’une région à l’autre.
Le rapport met en évidence d’importantes lacunes dans les données qui empêchent une évaluation complète des progrès. Fin 2025, seuls 18 % des pays transmettaient des données de mortalité à l'OMS dans un délai d'un an, et près d'un tiers n'avaient jamais communiqué de données sur les causes de décès. Seul un tiers des pays respectaient les normes de l'OMS en matière de données de mortalité de haute qualité, tandis que près de la moitié disposaient de données de faible ou très faible qualité, voire inexistantes. Sur les 61 millions de décès estimés dans le monde en 2023, seul un tiers environ avait fait l'objet d'un signalement avec indication des causes de décès, et seul un cinquième environ disposait de données exploitables codées selon la Classification internationale des maladies (CIM).