Un système qui récompense financièrement les hôpitaux de court séjour lorsqu’ils atteignent certains objectifs de qualité (ce que l’on appelle le paiement à la performance ou pay-for-performance (P4P)) n’est pas automatiquement synonyme d’amélioration des soins.
Un nouveau rapport belge du Centre Fédéral d’Expertise des Soins de Santé (KCE) révèle que ses effets sont souvent variables, limités ou temporaires. Plutôt qu’une solution « taille unique », le P4P est un outil complémentaire qui n’est utile que dans certaines situations bien spécifiques, et devrait toujours s’inscrire dans le cadre d’une stratégie-qualité plus large.
La Belgique a introduit un système de P4P dans ses hôpitaux de court séjour en 2018. En 2024, le budget du système a été sensiblement accru, passant de 7,2 à 40 millions d’euros. D’après le KCE, il est toutefois peu probable qu’il débouche sur une amélioration conséquente et durable de la qualité des soins.