L’enquête nationale menée cet été confirme les difficultés rencontrées par les établissements : 60 % des répondants estiment ne pas pouvoir atteindre les cibles de consultation du dossier médical partagé (DMP) à cette échéance. Les freins sont multiples : délais trop courts, solutions techniques insuffisamment matures, référentiels encore instables, charge administrative et financements insuffisants.
Les établissements soutiennent pleinement la sécurisation des accès et le développement des usages du DMP. Leur réussite suppose toutefois des prérequis techniques disponibles, des moyens adaptés et un calendrier compatible avec les transformations attendues.
La FHF propose donc de recentrer le jalon de juin 2027 sur des objectifs techniques maîtrisables par les directions des systèmes d’information, sous réserve de la disponibilité des solutions nécessaires. Les évolutions organisationnelles — inscription des professionnels à l’Ordre, gestion des moyens d’authentification, formation à l’authentification à deux facteurs et à l’accès au DMP — pourraient être échelonnées jusqu’à la fin du programme HOP’EN 2.
Les trois fédérations demandent également une simplification administrative, un accompagnement renforcé et une évaluation des coûts récurrents afin de sécuriser le financement dans la durée.
La FHF invite les établissements à faire remonter leurs difficultés à leur ARS et à relayer ces demandes. Ces remontées sont essentielles pour appuyer la démarche interfédérale et obtenir des adaptations concrètes.