Voeux FHF 2026

2026 : s'engager en santé pour toutes les générations

Date de publication : 14 Janvier 2026
Lors de sa cérémonie des voeux, la FHF a dévoilé sa ligne stratégique qui guidera ses actions pour l'année 2026 : s'engager en santé pour toutes les générations.

Vous trouverez également ci-dessous le discours du président de la FHF, Arnaud Robinet.

2026 : s’engager en santé pour toutes les générations.

Accompagner la jeunesse dans ses fragilités, soutenir le grand âge dans sa dignité, renforcer les liens entre tous les âges de la vie.

Partout sur le territoire, les hospitalières et hospitaliers incarnent cet engagement au quotidien.

Présents à chaque étape de la vie, ils préviennent, soignent et accompagnent avec humanité, solidarité et excellence.

Ils s’engagent pour toutes les générations 💙

La FHF est et restera toujours à leurs côtés, au service d’un système de santé performant, responsable et durable. 

Faire santé, c’est faire société.

En 2026, la FHF poursuivra cet engagement collectif pour une société plusjuste et plus humaine.

 

Monsieur le Ministre chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État, cher David Amiel,

Monsieur le Ministre, cher Yannick Neuder,Monsieur le Ministre, cher Claude Evin,

Mesdames, messieurs les élus,Mesdames, Messieurs les présidents des Conseils de l’Ordre des professions de santé,Mesdames et Messieurs en vos grades et qualités,Chers amis,

 

C’est un réel plaisir de vous retrouver aujourd’hui pour vous adresser nos vœux pour l’année qui s’ouvre.Ce moment est toujours précieux : il permet de se retrouver et de partager une vision commune.

Si la santé occupe aujourd’hui une place centrale dans les préoccupations de nos concitoyens, c’est aussi parce qu’elle est un bien commun profondément vivant, porté chaque jour par des femmes et des hommes engagés dans les territoires, au service de toutes et tous.

Avant toute chose, je souhaite que nous ayons une pensée pour le Dr Jean-Michel Gal,médecin du centre médico-psychologique du Gosier, en Guadeloupe, tragiquement tué dans l’exercice de ses fonctions au début du mois de décembre. 

La Fédération hospitalière de France tenait de nouveau à honorer sa mémoire et à exprimer sa profonde tristesse.Ce drame nous rappelle avec une force terrible ce que signifie soigner : être présent pour l’autre, assumer une responsabilité humaine immense, parfois dans des conditions difficiles.

Cet engagement est celui de l’ensemble des professionnels de santé — médecins ou paramédicaux, en ville comme dans le secteur privé — qui œuvrent chaque jour au service de notre système de santé.

Et je salue l’ensemble des élus présents, et tout particulièrement les élus locaux, dont l’engagement est déterminant pour garantir l’accès aux soins dans nos territoires.

Je remercie les équipes nationales de la FHF et les fédérations régionales, ainsi que les membres de son Conseil d’administration.

Je salue également les Conférences de directeurs et les Conférences médicales, et tout particulièrement le docteur Thierry Godeau, président de la Conférence des PCME de centres hospitaliers, dont le mandat s’achèvera prochainement après dix années d’un engagement sans faille au service de l’hôpital public. 

Je salue enfin l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la santé — fédérations hospitalières, Ordres professionnels, représentants académiques, associatifs, syndicaux et mutualistes — avec lesquels les échanges ont été nombreux et fructueux.

 

Je veux ensuite remercier tout particulièrement les équipes hospitalières et médico-sociales publiques, mobilisées vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, partout sur le territoire. 

Pendant les fêtes, bien sûr, mais -surtout- tout au long de l’année. Elles assurent cette continuité exigeante du service rendu à la population. Lorsque les projecteurs s’éteignent, l’hôpital continue de briller, car la responsabilité, elle, ne s’interrompt jamais.

À toutes celles et tous ceux-là, je veux simplement et sincèrement dire : merci.

Et parce que cet engagement du service public hospitalier mérite d’être reconnu à sa juste valeur, venons-en aux faits.

Contrairement à ce que l’on entend parfois, l’hôpital public ne décroche pas.Il fait face. 

Il s’adapte. 

Et, surtout, il répond à des besoins de santé toujours plus nombreux.

L’hôpital public est performant.

  • En 2010, il réalisait 13,4 millions de séjours.
  • En 2024, c’est 17,2 millions.
  • Soit 3,8 millions de séjours supplémentaires en quatorze ans, malgré plus de dix milliards d’euros d’économies imposées avant la crise du Covid.

Regardons ce que l’hôpital public prend en charge concrètement.

  • 540 000 naissances par an ;
  • 100 % des greffes ;
  • 85 % des séjours de réanimation ;
  • Et plus de 80 % des cancers pédiatriques.

 

Cette performance n’est pas seulement structurelle : elle est dynamique. En 2024 et 2025, l’activité hospitalière publique a progressé de 4 % chaque année, tandis que l’absentéisme a reculé.

L’offre publique maille finement l’ensemble du territoire.

Face à ces réalités, la Fédération hospitalière de France a pris toute sa part en 2025, pour défendre l’hôpital et le médico-social publics, mais aussi et surtout l’intérêt général.

Cette mobilisation s’inscrit dans une histoire longue, mais aussi dans une capacité à se réinventer sans cesse, pour répondre aux défis d’aujourd’hui et préparer ceux de demain.

Je vous propose maintenant de revenir en images sur l’année qui vient de s’écouler avant de plonger, ensemble, dans les engagements qui seront les nôtres en 2026.

 

Regarder la vidéo 

Mesdames, messieurs, 

Voilà ce que nous sommes.

Une Fédération plus que centenaire, mais jamais immobile.Fidèle à ses valeurs, et résolument tournée vers l’avenir.

En 2026, notre engagement prend une résonance particulière.Parce que les défis qui s’ouvrent devant nous sont profondément intergénérationnels.

Parce que la crise du système de santé, comme la crise démocratique que traverse notre pays, sont aussi des crises du lien entre les générations.Alexis de Tocqueville écrivait : « Chaque génération est un peuple nouveau. »

Faire santé, aujourd’hui plus que jamais, c’est faire société.Et désormais, faire santé, c’est aussi faire générations.

Faire générations, c’est accompagner la jeunesse dans ses fragilités.C’est soutenir le grand âge dans sa dignité.C’est construire l’alliance de tous les âges de la vie.

Partout sur le territoire, les hospitalières et les hospitaliers, comme les professionnels du médico-social, incarnent cet engagement au quotidien.

Présents à chaque étape de la vie, ils préviennent, soignent et accompagnent avec humanité, solidarité et excellence.

Les progrès réalisés en matière d’espérance de vie sont une réussite collective. Mais ils nous obligent à organiser différemment notre système de santé, en misant davantage sur la prévention, la qualité de vie et des parcours sans rupture.

Ne pas agir, ce serait laisser les fragilités s’accumuler, jusqu’au moment où le système hospitalier serait submergé par des situations qui auraient pu être anticipées, accompagnées, prévenues.

La Fédération hospitalière de France porte une vision, celle d’une santé qui ne se réduit pas à un système de soins, mais qui constitue un pilier essentiel du lien social et du pacte républicain.

Pour être à la hauteur de ces enjeux, nous devons agir avec responsabilité, lucidité et méthode.La FHF le fera pleinement en 2026. Autour de priorités claires. Assumées. 

La première d’entre elles est décisive : Financer l’hôpital à son juste coût.

Cela suppose d’abord de ne pas geler les dotations. Elles financent ce que la tarification à l’activité ne finance pas : la recherche, la formation ou la permanence des soins.

Geler les dotations ce n’est pas neutre : c’est fragiliser ce qui fait tenir le service public.

Par ailleurs, la décision de stabiliser les tarifs à 0 % oblige à poser des choix politiques clairs.On ne peut pas traiter toutes les activités à l’identique, sans tenir compte des priorités de santé publique.

Les greffes, les urgences, la médecine lourde, les soins palliatifs et la pédiatrie, doivent être soutenues en priorité.

Ne pas choisir, c’est déjà choisir.

Nous attendons désormais, de la part des pouvoirs publics, qu’ils soient aux rendez-vous de vérité annoncés :

  • La publication des travaux de l’IGAS sur le sous-financement des mesures du Ségur ;
  • La mission qui objectivera les inégalités socio-fiscales entre ESMS publics et privés — et nous savons d’ores et déjà que les structures publiques sont aujourd’hui désavantagées ;
  • Et, enfin, le plan d’investissement hospitalier sur dix ans, annoncé et attendu en ce début d’année 2026.

Financer le service public hospitalier et médicosocial à son juste coût, c’est aussi la meilleure manière de reconnaître l’engagement de l’ensemble de ses professionnels.

L’hôpital public est riche de ses 200 métiers et de l’ensemble de ses disciplines médicales. À celles et ceux qui cherchent à les opposer, nous disons : apprenez plutôt à les connaître ! Et je tiens ici à souligner l’initiative des pouvoirs publics intitulée si justement : « Prendre Soins ». Elle met en valeur les métiers du monde de la santé.

Oui, il nous faut valoriser l’engagement hospitalier, car il représente notre avenir collectif. En cette année anniversaire des 40 ans du statut de la Fonction publique hospitalière, il est essentiel de rappeler deux évidences. Tout d’abord le statut reste la meilleure manière de garantir le fonctionnement du service public hospitalier en toutes circonstances. Ensuite, il doit continuer de s’adapter aux besoins des exercices professionnels, aux attentes individuelles et tendre vers une nécessaire égalité professionnelle.

Deuxième priorité structurante : une loi de programmation en santé.Elle permettra de changer de paradigme en partant des besoins de santé publique.Ses piliers sont clairs : la prévention et la pertinence

Cette idée progresse et s’impose désormais comme un enjeu central du débat politique.

Troisième priorité : bâtir une société de tous les âges, en répondant au défi du vieillissement et de l’autonomiePour cela, la FHF portera en 2026 un cadre de loi de programmation Grand âge

Quatrième priorité : investir pour la santé des femmes et celles des jeunes, en particulier en psychiatrie. Et préparer l’avenir, par la prévention, la recherche et la transition écologique en santé.

Et je le redis ici, il n’y a pas d’égalité entre les générations sans égalité territoriale.L’égalité en santé ne se proclame pas : elle se finance et elle s’organise.

Mesdames, Messieurs,

La Fédération hospitalière de France poursuivra en 2026 son engagement avec une exigence simple et forte : répondre aux besoins d’aujourd’hui sans compromettre l’avenir des générations qui viennent.

Faire santé, c’est faire société.Et désormais, souvenons-nous que faire santé, c’est aussi faire générations.

 

 

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