Communiqués de presse

Tarifs hospitaliers : Cessons le jeu de la cigale et la fourmi

Paris – le 19 février 2019 – Depuis plusieurs années, au moment de la fixation des paramètres de la campagne budgétaire et tarifaire, l’histoire se répète : les efforts de bonne gestion exigés des établissements de santé servent de variable d’ajustement pour financer les potentiels dépassements budgétaires d’autres secteurs. En cette période de transition, après des années de baisses tarifaires pour les hôpitaux, cette campagne 2019 était donc fortement attendue avec l’enjeu majeur de la déclinaison des premières mesures du plan Ma Santé 2022. Alors que les dernières négociations sont en cours pour finaliser cette campagne, la FHF tient à souligner une meilleure écoute des pouvoirs publics avec une prise en compte des évolutions des modes de prise en charge.

Contrairement à la célèbre fable de Jean de la Fontaine, La « fourmi hospitalière » est, à ses dépens, prêteuse pour financer, sur ses économies, d’autres secteurs contribuant ainsi à aggraver, année après année, son déficit estimé à 1 Md en 2018.

Alors que des ambitions fortes sont portées par le Président de la république pour transformer le système de santé grâce à Ma Santé 2022, la FHF attend un geste fort des pouvoirs publics pour passer des paroles aux actes et faire en sorte que l’hôpital ne soit plus la seule variable d’ajustement du respect de l’ONDAM alors qu’il ne pèse que pour 40% des dépenses d’assurance maladie. Pour stopper l’hémorragie financière, la FHF souhaite ainsi que chaque acteur du système de santé contribue à la régulation au prorata de son poids dans l’ONDAM.

Concernant les évolutions des modes de prises en charge et leurs impacts en termes de volume d’activité (moins d’hospitalisation complète, diminution des durées de séjours, développement de l’ambulatoire avec et sans hospitalisation…), la FHF a bon espoir d’être entendue par les pouvoirs publics qui semblent se baser sur des prévisions d’activité plus réalistes pour 2019.

Cependant la FHF reste extrêmement vigilante sur leur traduction dans les tarifs qu’elle souhaite voir augmenter et non baisser pour les établissements de santé publics, privés et privés non lucratifs. Comme le rappelait la FHF dans son CP en date du 11 février, cette augmentation des tarifs est indispensable pour redonner au secteur hospitalier et à ses personnels les moyens nécessaires à leurs missions et à la transformation attendue du système de santé.

 

Elle insiste par ailleurs sur l’évolution essentielle et nécessaire des dotations pour la psychiatrie publique et pour le SSR public, activités soumises à une véritable asphyxie budgétaire depuis des années du fait d’un mode de financement ne permettant ni de valoriser les missions, ni d’accompagner leur développement et leur évolution.

 

Elle rappelle également la nécessité d’une véritable réforme de fond avec la remise à plat du fonctionnement et de la régulation de l’ONDAM.

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