Communiqués de presse

La FHF alerte sur les conséquences de la réforme de la tarification des maisons de retraite et demande la mise en place d’un moratoire

13 ans après la mise en place de la journée de solidarité : le service public destiné aux personnes âgées en danger. Une journée de solidarité qui sera marquée par la fragilisation de l’accompagnement des 300 000 personnes âgées accueillies en maison de retraite publique ; 200 millions d’euros en moins pour les maisons de retraite publiques ; Une réforme qui impacte directement les personnes âgées les plus fragiles et les ménages les plus modeste.En vue de la journée de solidarité 2017, la FHF réitère son alerte sur les conséquences de la réforme mise en place par le gouvernement précédent et appelle à ouvrir le dialogue avec les nouveaux pouvoirs publics. La nouvelle mandature ne doit pas se désengager de l’accompagnement des personnes âgées les plus vulnérables, un signal fort est attendu.

Les personnes âgées vivant en maison de retraite publique (Ehpad) sont parmi les plus fragiles, de par leur état de santé, leur perte d’autonomie et leurs revenus modestes. Elles nécessitent un accompagnement humain important.

S’appliquant depuis le 1er janvier 2017, la réforme de la tarification remet en cause le financement de la dépendance dans les structures publiques. Ce budget qui était négocié par établissement avec le conseil départemental, tenait compte de la dépendance des résidents ainsi que de la localisation, de la taille, de l’architecture, des contextes et sujétions particulières de chaque structure.

Avec cette réforme, le budget « dépendance », est calculé automatiquement sur la base d’une formule qui exclut totalement les critères antérieurement pris en compte.

Se voulant plus juste au travers d’une équation dite « objective », ce nouveau mode de calcul masque en réalité d’importantes disparités entre établissements et entre les départements eux-mêmes. A travers les établissements publics, ce sont les personnes âgées dépendantes les plus modestes qui sont touchées par une réforme inique.

En effet, l’argument d’équité de la réforme ne tient pas. D’un département à l’autre la dépendance d’une personne âgée est plus ou moins bien financièrement reconnue, avec des écarts de plusieurs centaines d’euros pour une même situation.

Cette perte de ressources pour les établissements publics estimée à 200 millions d’euros est un cataclysme pour les 300 000 personnes vivant en maison de retraite publique et les professionnels qui les accompagnent.

La FHF demande à ce que les maisons de retraite publiques et les personnes dont elles prennent soin ne soient pas pénalisées par cette réforme, à ce que les nouveaux pouvoirs publics prennent toute l’ampleur de la gravité de la situation en mettant en place un moratoire sur la réforme de la tarification des Ehpad.

 

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