Europe : la coopération transfrontalière

COOPERATION TRANSFRONTALIERE – SANTE MENTALE

Publié le 13 décembre 2019

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer le 21 septembre 2019, une initiative de l’Euregio Meuse-Rhin (EMR) a été présentée.

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer le 21 septembre 2019, une initiative de l’Euregio Meuse-Rhin (EMR) a été présentée.

Afin d’améliorer la vie des personnes atteintes de démence et des seniors souffrant de dépression, les autorités locales ont commencé, dans certaines régions d’Europe, à combiner les services de santé publique et divers services sociaux dans le but de mieux soutenir le vieillissement actif et en bonne santé dans leur population âgée.

Le projet « Senior Friendly Communities » (Communautés amies des aînés), qui s’inspire des stratégies et plans d’action mondiaux et européens de l’OMS sur le vieillissement en bonne santé ainsi que du cadre et des outils politiques sur les environnements favorables aux personnes âgées en Europe, forme les responsables politiques locaux à l’élaboration de stratégies, aux interventions locales de santé publique, aux activités de collaboration transfrontalière et aux approches centrées sur la personne pour la prise en charge et le bien-être de leurs populations âgées.

Le projet est mis en œuvre par la Fondation EMR qui soutient la coopération transfrontalière entre les professionnels et les organismes œuvrant au maintien, à la promotion et à l’amélioration de la santé publique pour les habitants de l’EMR.

La coopération est adaptée aux besoins des personnes âgées, et adopte une approche intégrée qui combine les services de santé et d’autres services municipaux, adaptés aux besoins spécifiques de la population locale. La région transfrontalière EMR englobe des collectivités territoriales d’Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas.

« Les autorités locales et les communautés qu’elles desservent ont un rôle clé à jouer dans l’élaboration et la mise en œuvre d’interventions fondées sur des données probantes en vue d’améliorer le bien-être des personnes atteintes de démence et des seniors souffrant de dépression, ainsi que de leurs aidants informels », a déclaré Brigitte van der Zanden, Directrice de euPrevent, Fondation EMR.

Comme ailleurs dans la Région européenne, la population de l’EMR vieillit, et la prévalence de la démence (environ 2 %) et de la dépression des personnes âgées (environ 25 %) augmente. Avec une population totale d’environ 4 millions d’habitants, les autorités locales et les professionnels s’emploient à améliorer la vie de leurs populations âgées.

Les municipalités peuvent choisir parmi les principales activités suivantes :

-          la tenue de multiples ateliers stratégiques à l’intention des responsables politiques locaux sur la façon d’élaborer un plan stratégique axé sur les campagnes locales de santé publique, l’action intersectorielle et la collaboration transfrontalière contribuant au bien-être des personnes atteintes de démence et des seniors souffrant de dépression ;

-          la formation de coachs en bien-être collaborant étroitement avec les prestataires de soins primaires ;

-          la mise en œuvre d’activités de sensibilisation menées par des bénévoles formés à l’intention des personnes âgées isolées socialement ;

-          l’organisation de séances d’information sur le vieillissement, la santé positive, la communication avec les personnes atteintes de démence et l’autonomisation des aidants familiaux ;

-          la mise en place de réseaux sociaux de personnes âgées au niveau local ;

-          la sensibilisation à la démence et à la dépression dans les écoles primaires ;

-          l’organisation d’activités culturelles sur les thèmes de la démence et de la dépression ;

-          la mise à disposition d’outils de soutien en ligne pour les aidants informels.

Aux Pays-Bas, les médecins de famille de la ville de Kerkrade s’emploient à recenser les patients nécessitant un soutien social. Une fois ces patients identifiés, les médecins proposent des services de coachs en bien-être. Il s’agit de bénévoles formés pour soutenir les personnes âgées à risque de dépression.

Aux Pays-Bas, les assistants sociaux sont également chargés de coordonner des équipes de bénévoles formés pour apporter un soutien téléphonique aux personnes isolées socialement. Ces dernières sont ensuite contactées tous les 3 jours, ou toutes les semaines, pour faire le suivi de leurs besoins et prévenir leur isolement social.

Dans la ville allemande d’Euskirchen, des policiers, du personnel des transports publics, des pompiers et des commerçants sont formés pour communiquer avec les personnes atteintes de démence précoce. En Belgique, les communes mettent en place des groupes de quartier et des réseaux de personnes âgées en vue d’améliorer l’intégration sociale des aînés.

Évaluations et activités du projet

Le projet commence généralement par une évaluation des capacités de base, disponible en allemand, en anglais, en français et en néerlandais, et réalisée dans chaque municipalité participante. Les communautés locales choisissent ensuite un certain nombre d’activités en fonction de leurs besoins.

Un soutien est apporté tout au long du projet afin d’aider les municipalités à mettre en œuvre les activités choisies. Enfin, après le premier processus de mise en œuvre, une deuxième évaluation est effectuée afin d’élaborer un plan quinquennal de durabilité.

Le projet euPrevent Senior Friendly Communities bénéficie du soutien d’Interreg Euregio Meuse-Rhin, avec des moyens du Fonds européen de développement régional.

Les communautés amies des aînés dans l’Euregio Meuse-Rhin : améliorer la vie des personnes atteintes de démence et les seniors souffrant de dépression (2018) (en anglais et en russe)

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