Initiatives

Des puces électroniques pour sécuriser les résidents d'Ehpad

Publié le 12 novembre 2013

[Citizen Press] - Deux Ehpad publics des Bouches-du-Rhône équipent certains de leurs résidents psychodépendants de micropuces. Ils déclenchent une alarme en cas de « fugue ».

Les puces RFID (Radio Frequency Identification) gagnent du terrain dans les Ehpad. Soutenu par l’ARS PACA, le dispositif fonctionne depuis un an au sein de  l’Ehpad  de  Saint-Cannat  et  depuis trois mois à Lambesc, près de Salon-de-Provence. Une première dans les Bouches-du-Rhône.

L’objectif ? Intervenir rapidement en cas de sortie inopinée d’un résident.« J’ai d’abord été réticent,explique Michel Gauthier, directeur des deux Ehpad, car j’ai fait le parallèle avec les bracelets électroniques », controversés mais utilisés dans certaines maisons de retraite depuis le début des années 2000.

La société I3S-Solutions a alors présenté une alternative,« discrète et respectueuse de la dignité des personnes » :des micro-puces, thermocollées sur le linge des résidents. Grâce à des antennes installées sur le seuil des bâtiments, une alerte se déclenche lorsque le porteur de l’étiquette RFID quitte le périmètre défini.« Nous avons de plus en plus de résidents en situation de psychodépendance. Il ne s’agit pas d’épier leurs allées et venues mais nous avons déjà été confrontés à plusieurs déambulations qui ont nécessité l’intervention des gendarmes. À chaque fois ça s’est bien terminé mais ce n’était pas satisfaisant », estime Michel Gauthier.

Les puces, qui pourraient plus tard servir à la traçabilité du linge, ne sont ni géo-localisables, ni nominatives. « Les soignants reçoivent une alerte sur un bip et peuvent ainsi réagir immédiatement. Les familles sont rassurées et les agents plus sereins », assure Michel Gauthier. Le système reste réservé aux résidents sujets aux déam- bulations : ils sont sept  à  Lambesc  sur 65 résidents et deux à Saint-Cannat. Une prescription du médecin coordinateur et un accord écrit des familles sont impératifs. Reste que le dispositif coûte cher,« entre 10 000 et 25 000 euros », selon le nombre d’accès à sécuriser.

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