Initiatives

Des équipes d’appui en adaptation-réadaptation dans la région Pays de la Loire

Publié le 10 février 2014

Mise à jour le 03 mars 2017

L’Agence régionale de Santé (ARS) des Pays de la Loire s’est fixée comme objectif, dans le projet régional de santé, la personnalisation et la fluidité du parcours des personnes âgées. Dans ce cadre, elle a lancé un appel à candidatures en 2012 afin de mettre en place des équipes d’appui en adaptation-réadaptation (EAAR). La candidature de l’hôpital intercommunal Sèvre-et-Loire et de ses partenaires a été retenue.

Dans le département de la Loire-Atlantique, l’hôpital intercommunal Sèvre-et-Loire qui couvre le territoire de deux CLIC, soit trois communautés de communes plus les villes de Basse-Goulaine, Saint-Sébastien et Vertou, soit environ 100 000 habitants, a déposé un dossier avec le CLIC « Atout’Age ». Le dossier de mise en place d’une équipe d’appui en adaptation-réadaptation a été retenu et une EAAR est opérationnelle depuis septembre 2013.

Un trio complètement mobile

Une EAAR est composée de trois professionnels de santé (un ergothérapeute, un psychologue et un travailleur social) qui participent à la dynamique d’accompagnement personnalisé de la personne âgée avec les autres acteurs concernés (services hospitaliers, services à domicile, médecin traitant,  entourage,  MAIA, CLIC, etc.

L’EAAR participe à la mise en place d’un parcours personnalisé pour favoriser le maintien ou le retour des patients à domicile, afin de sécuriser et d’améliorer leur qualité de vie par une organisation préparée en amont grâce à une intervention précoce, coordonnée et complémentaire de l’intervention des professionnels du soin.

Mobile, l’équipe intervient aussi bien à domicile que dans les établissements d’hébergement ou les services hospitaliers.

Un travail d’appui

L’objectif est de renforcer l’accompagnement de premier recours pour prévenir la perte d’autonomie, éviter une hospitalisation –  ou une ré-hospitalisation – ou une entrée en institution. C’est aussi de venir en appui aux services de soins de suite et réadaptation (SSR) en identifiant et en organisant la mise en place d’un plan d’intervention pour un retour rapide dans le milieu de vie initial (domicile ou établissement d’hébergement).

Le plan d’intervention vise l’aménagement du cadre de vie par la mise en place d’aides techniques. Il peut également prévoir un accompagnement psychologique de la personne prise en charge et de son entourage (les aidants) pour préparer et faire accepter une future entrée en institution.

L’intervention de l’EAAR n’a pas pour vocation à s’inscrire dans la durée ni à se substituer à l’intervention des professionnels de santé habituels. A l’issue de son intervention, elle aide la personne et son entourage à faire les démarches vers les services adaptés à la situation.

Elle doit s’inscrire dans un partenariat avec les dispositifs de premiers recours existants (plates-formes de services, maisons de santé pluri-professionnelles, dispositifs de coordination de l’aval).

Des recrutements prometteurs

L’équipe du CHI Sèvre-et-Loire fonctionne depuis le 1er septembre 2013. Un financement de 90 000 euros annuels a permis de recruter trois professionnels qui travaillent dans les locaux de l’hôpital du Loroux-Bottereau où sont déjà implantés le CLIC Atout’Age et la MAIA de Nantes-Vignoble. Pour la directrice de l’hôpital intercommunal Sèvre-et-Loire, Marie-Michèle Joannis, « cette proximité est un atout dans la mesure où elle permet des échanges quotidiens avec des acteurs déjà impliqués dans l’aide aux personnes âgées ». Et la directrice d’ajouter: « A ce stade, on peut dire que l’expérience est prometteuse puisque notre équipe a été sollicitée pour 30 situations en deux mois ».  

Pour aboutir à ces résultats, un important travail de communication auprès des différents partenaires a été réalisé. L’objectif : expliquer les missions d’une équipe qui doit s’inscrire au milieu de dispositifs multiples et nouveaux (MAIA, équipes spécialisées Alzheimer, dispositif de coordination de l’aval, CLIC, etc.). Il faut dire que, pour les professionnels du premier recours, il peut parfois être difficile de comprendre l’articulation des différents services.

 

Des débuts prometteurs pour une expérience à suivre.

 

 

  

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