Communiqués de presse

Résultats de la campagne budgétaire 2013 : la FHF confirme la dégradation des comptes hospitaliers publics

Comme elle le fait chaque année à pareille époque, la FHF est en mesure d’annoncer les résultats de la campagne budgétaire 2013, sur la base de l’enquête annuelle lancée auprès de ses adhérents, avec d’un taux de réponse qui représente plus de 90% du chiffre d’affaires des hôpitaux publics.

Comme elle le pressentait,  le résultat du compte principal (différence entre les ressources et les dépenses liées aux activités de soins) accuse un déficit en hausse par rapport à l’année 2012 (300 contre 142 millions d’euros).

Ce déficit est en fait supérieur à 400 millions d’euros, si on intègre le déficit réel des quelques établissements qui ont fait l’objet d’aides exceptionnelles de grande ampleur en fin d’exercice 2013, afin d’éviter les ruptures de trésorerie (à noter que ces aides l’ont été dans le strict respect de l’ONDAM hospitalier public grâce à la solidarité inter-hospitalière, par le dégel d’une partie des crédits gelés en début d’exercice).

 

Comme l’a annoncé la direction générale de l’offre de soins (DGOS), en tenant compte de la vente de certains actifs (immeubles, terrains…) et des résultats positifs des budgets annexes, le déficit est ramené à 66 millions d’euros, alors que l’année 2012 s’était soldée par un excédent de 93 millions d’euros.

La FHF regrette cette dégradation due pour l’essentiel à la politique tarifaire 2013 des pouvoirs publics, qui a favorisé les cliniques privées au détriment des hôpitaux du service public (tarifs en baisse de 0,84% pour le public et de 0,20% pour les cliniques)

 

Elle considère que seul le compte de résultat principal traduit avec objectivité la situation financière des établissements hospitaliers publics. En effet, les cessions d’actifs masquent par leur ampleur et leur caractère par définition non pérenne, le décalage existant entre les recettes et les dépenses liées aux activités de soins.

 

La baisse de la capacité d’autofinancement (CAF) de 6,1% en moyenne (-7,4% pour les CHU, et -10,7% pour les plus gros centres hospitaliers), vient confirmer la dégradation de la situation, en dépit de la baisse significative de l’investissement en 2013 (-20%).

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