Communiqués
Budgets hospitaliers : Une situation sans précédent
L’annonce par le Gouvernement d’un gel général des tarifs hospitaliers, aggravé par la diminution brutale de certains d’entre eux plonge les établissements hospitaliers dans une situation d’une gravité inédite, qui devrait conduire à de nombreuses restructurations de l’offre de soins et qui ne sera pas sans conséquences sur l’emploi.
Si la situation des Finances publiques laissait clairement entrevoir la fixation d’un objectif de progression des dépenses très rigoureux pour l’Assurance Maladie, il aurait été souhaitable que les efforts demandés soient mieux répartis entre les différents acteurs du système de santé.
La FHF dénonce l’engagement d’un processus de convergence avec les tarifs des cliniques, contrairement aux engagements de la Ministre de la Santé, alors que les missions de service public restent sous-valorisées par rapport à leurs coûts réels. Si l’on retranche les crédits liés au plan Hôpital 2012, l’enveloppe MIGAC est de fait en diminution cette année sans avoir fait l’objet d’une évaluation objective.
La FHF regrette également que les activités les plus coûteuses, comme la réanimation, la prise en charge des accidents vasculaires cérébraux ou l’accueil des grossesses à risque, qui sont exercées pour l’essentiel par les hôpitaux publics, continuent à être sous-financées alors que les tarifs avantageux de certains actes essentiellement pratiqués par les cliniques – cataractes, endoscopies…- sont préservés.
La FHF regrette enfin qu’une véritable démarche d’évaluation de la pertinence des actes ne soit pas entreprise, car elle seule peut permettre de maîtriser les coûts de l’hospitalisation publique et privée sans nuire à la qualité des soins.









