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La permanence des soins ambulatoires

Au moment des débats sur la permanence des soins, sur le rôle de l’hôpital public, contesté dans ses missions de service public et malmené par les arbitrages budgétaires, il nous avait semblé intéressant de vous interroger sur l’impact de l’organisation de la Permanence des soins ambulatoires (PDSA) sur vos établissements.


 En effet, c’est bien l’ensemble du dispositif et notamment le premier recours qui permet d’analyser la réponse apportée au patient en matière de continuité et de permanence des prises en charge.182 établissements, que nous tenons à remercier vivement ont répondu à l’enquête dont nous vous donnons ici les premières conclusions.

Au total, plus de la moitié des répondants considèrent que l’organisation de la PDSA n’a pas réduit le nombre de passages aux urgences pendant les périodes de garde. Au contraire, certains constatent une augmentation notamment dans les secteurs ruraux où le nombre de médecins diminue et sur la période de nuit profonde.

Au-delà des expériences réussie d’une réelle coordination entre la médecine de ville et l’hôpital sur l’organisation de la permanence de soins qui sont à encourager, l’hôpital reste bien souvent  Â« le seul recours Â» pour les patients, d’autant que les structures de garde libérale ne pratiquent pas toutes le tiers payant. Ces enseignements convergent d’ailleurs avec ceux de l’enquête du Conseil National de l’Ordre des médecins sur « l’état des lieux de la PDS en médecine générale Â» (janvier 2011). Cette enquête a ainsi révélé la mise en place progressive de la réorganisation de la PDSA dans les territoires ainsi qu’une « pénurie de médecins volontaires et de médecins tout court Â».

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